C'est parti !

Cela fait plusieurs mois que nous préparons ce qui sera le temps fort de notre année : la mission de l’Avent 2014 pour aller rejoindre nos contemporains et leur dire la joie de la rencontre personnelle avec le Christ. De nombreuses propositions ont été mises en place : des temps d’échange et de discussion, car c’est toujours dans un dialogue vrai que se communique l’Évangile, des temps de prière (notamment le 16 décembre avec les jeunes qui partiront aux rencontres de Taizé à Noël) car on ne peut rencontrer le Christ sans entrer dans le silence et la prière, des temps de fraternité et de solidarité (les chants de Noël à l’hôpital Broca ou les repas de fraternité de Noël), des temps de présence sur les lieux de vie du quartier pour aller à la rencontre de ceux qui habitent près de chez nous.

L’article de Claude Dinnat (dans le Rosalien du mois de décembre) sur la mission de Paul nous montrera l’audace de ce premier missionnaire qui a sillonné tout le bassin méditerranéen (la Turquie actuelle, la Grèce…) pour aller dire à ses frères juifs et aux hommes de toutes les nations la Bonne Nouvelle de Jésus mort et ressuscité pour eux. La lecture des Actes des apôtres nous apprend qu’Il n’a jamais parlé devant des gens qui ne connaissaient rien de Dieu, mais qu’il venait mettre en pleine lumière les aspirations profondes de ceux qu’il rencontrait et l’action de l’Esprit déjà à l’oeuvre en eux. De la même manière, tous ceux que nous rencontrerons ne seront pas étrangers à la question de Dieu (même s’ils le rejettent) et il nous faudra surtout écouter pour voir comment Dieu cherche à les rejoindre.

Cette mission ne pourra aller de pair qu’avec un engagement renouvelé à nous approcher du Christ. Le temps de l’avent est le temps de l’attente et de la préparation à la venue du Christ. Celui-ci veut venir toujours plus profondément dans nos vies pour y déployer la puissance de sa Vie et de sa Résurrection. Eviter de tomber dans la frénésie de consommation aux abords de Noël, nous préparer spirituellement à cette grande fête (pourquoi ne pas prévoir de recevoir le pardon avant Noël ?), nous demander quel acte de salut nous pouvons apporter autour de nous, sera le complément indispensable de la mission communautaire que nous allons commencer.

Le 7 décembre, ce sera la messe solennelle de la mission avec notre nouveau vicaire général et les enfants du catéchisme. Ce sera l’occasion de porter cette mission de l’Église dans laquelle nous sommes partie prenante dans le Seigneur. Ce sera aussi mesurer que ce n’est jamais seul que nous annonçons l’Évangile, mais avec les frères : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres, que tous vous reconnaîtront pour mes disciples » (Jn 13,35).

P. Lionel Dumoulin