le temps du chemin

Dans la vie, il y a le temps des décisions –nous sommes alors comme au sommet d’une montagne nous demandant quel sentier emprunter- et il y a le temps du chemin : le temps de la fidélité aux décisions prises. Fidélité qui nous façonne et nous structure. Fidélité qui nous permet de ne pas vivre au gré de nos affections changeantes mais de vivre près de nos aspirations profondes. Après le Rush de la rentrée, nous sommes tous certainement entrés dans le temps du chemin.

Durant l’été, Anne Marie Podesta, qui est paroissienne à sainte Rosalie, à cheminer du Puy en Velay jusqu’à saint Jacques de Compostelle. Elle nous décrit dans ce Rosalien son aventure, son effort maintes fois renouvelé de se remettre en marche, les rencontres faîtes au gré de sa pérégrination, le chemin intérieur qu’engendre la route… Cette éternelle nouveauté au cœur d’une certaine routine peut être une belle boussole pour notre propre itinéraire à chacun.

Durant ce mois d’octobre va s’ouvrir aussi le synode sur la famille voulu par le Pape. Après la décision d’ouvrir le chantier d’une vraie réflexion sur la famille à la lumière de la Parole de Dieu, commence le temps du chemin. Chemin humble et patient de se réapproprier la Bonne Nouvelle de l’amour humain et du mariage, telle que la Révélation nous l’enseigne, chemin humble et patient d’écouter les problèmes actuels et les incompréhensions de nos contemporains, chemin humble et patient de se demander ce que le Seigneur attend de nous et comment il vient rejoindre ce monde blessé pour lui apporter le salut. Le pape nous invite à porter dans notre prière ce synode, sûr qu’une réflexion profonde et vraie sur un sujet d’actualité, en présence de Dieu, ne peut être que féconde pour la vie des personnes et de l’Eglise.

Alors que l’été commence à décliner, qu’il va nous falloir porter le poids du jour et de nos responsabilités respectives, puissions-nous faire nôtre cette parole d’action de grâce du psalmiste :

« Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit.

Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie !

A ta droite, éternité de délices ! » (Ps 16)

 P. Lionel Dumoulin